Trahison nationale, conséquences locales : Créteil face au double jeu du parti socialiste

Le parti socialiste de Laurent Cathala au conseil municipal de Créteil
© Ville de Créteil

Crédit Photo : Fanny Delporte

19 voix. C’est tout ce qui manquait pour faire tomber le gouvernement Lecornu le 19 janvier dernier.

En refusant de voter la censure, les députés du parti socialiste ont approuvé un budget qui prévoit 16 milliards d’euros de coupes budgétaires, 4 000 suppressions de postes d’enseignants, la fin du financement du permis de conduire par le CPF, et 3 000 assistants d’éducation en moins. Dans le même temps, 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises sont maintenus et le budget de l’armée grimpe de 36 milliards d’ici 2030.

Comme l’écrit Mediapart : « Les gens se sentent trahis : à la fois par les institutions […] et par les députés PS qui ne respectent pas le programme ». À Créteil, cette trahison n’est pas qu’un fait divers : c’est le scénario qui pourrait se jouer dans nos quartiers si nous laissons le Parti socialiste aux commandes.

Promesses locales, trahisons nationales

Laurent Cathala dirige Créteil depuis 1977. Cinquante ans de pouvoir ininterrompu. Dans sa récente lettre aux Cristoliens, le maire sortant promet de « préserver le pouvoir d’achat », de lutter contre la précarité, de défendre « l’humanisme » et la solidarité. Comment interpréter ces engagements quand, au même moment, son propre parti sauve un gouvernement qui organise méthodiquement l’appauvrissement des classes populaires ?

Prenons quelques exemples concrets :

Sur l’éducation : Le maire vante ses investissements dans les écoles. Mais que vaudront-ils quand 4 000 postes d’enseignants auront disparu au niveau national, augmentant la taille des classes ? Quand 3 000 assistants d’éducation seront supprimés, laissant les élèves en difficulté sans accompagnement ?

Sur le logement : Cathala affirme défendre un logement pour tous. Pourtant, plus de 4 000 demandes de logement sont en attente à Créteil, et avec la rénovation du quartier, de nombreux habitants du Mont Mesly devront quitter la ville. Et le budget que son parti vient de sauver réduit drastiquement les aides au logement. Comment construire du logement accessible quand l’État coupe les vivres ?

Sur la solidarité : Le PS cristolien parle d’humanisme. Mais comment lui faire confiance, alors que ses députés criminalisent les mouvements de solidarité internationale en votant la loi Yadan ? Alors qu’ils refusent de pavoiser le drapeau palestinien malgré l’appel du secretaire général du Parti Socialiste. Alors que le maire s’émeut dans un communiqué de “rumeurs” et de “fakenews” disant que la ville accueillerait des réfugiés de Gaza comme si c’était une honte.

On ne fait plus confiance au Parti socialiste pour faire vivre Créteil.

Car la vérité, c’est qu’on ne peut pas promettre la protection des habitants en mairie tout en organisant leur appauvrissement au Parlement. Le parfum des roses ne cache pas l’odeur des actes. Et les Cristoliens veillent au grain.

Le PS se cache derrière le passé pour confisquer l’avenir

À Créteil, le Parti socialiste s’accroche à la figure de Laurent Cathala comme à une bouée. Laurent Cathala incarne ce que fut la gauche municipale du XXe siècle, avec ses acquis. Mais en 2026, l’équipe municipale reste étrangement silencieuse face aux trahisons de son parti. Pas un mot sur le vote de vendredi. Pas une prise de distance. Pas une condamnation. Ce silence est un aveu : le PS cristolien cautionne.

Comme le note un militant socialiste démissionnaire cité par Mediapart : « Jamais la majorité fauriste n’aurait pu prédire ce qu’Olivier Faure ferait de son mandat ». À Créteil, c’est pareil : jamais les Cristoliens n’auraient imaginé que le PS les trahirait aussi frontalement.

À Créteil, le PS refuse encore de nommer un successeur à Laurent Cathala.

Il préfère jouer sur la nostalgie, sur le souvenir d’une époque révolue, plutôt que de proposer un vrai projet d’avenir.

Les Cristoliens ont droit à un vote éclairé.

Pas à une stratégie électorale qui mise tout sur le passé.

Ils méritent un débat sur l’avenir. Pas un hommage déguisé en campagne électorale.

On nous dira : « Cathala connaît les dossiers, il a de l’expérience, ne changeons pas une équipe qui gagne ». Vraiment ? Elle gagne pour qui, cette équipe ?

  • Pour les 4 000 familles en attente de logement ?
  • Pour les parents isolés qui peinent à joindre les deux bouts ?
  • Pour les jeunes des quartiers populaires qui ne trouvent pas de travail stable ?

Cinquante ans de pouvoir, ce n’est plus de l’expérience, c’est l’illusion mortifère que les recettes du passé répondront aux défis du présent. Pendant que le monde change, que l’austérité frappe, que l’extrême droite progresse, que le droit international est bafoué, que le climat se dérègle, le PS répète les mêmes formules usées, protège la macronie et banalise les discours d’extrême-droite.

Pour Faire Mieux à Créteil, un autre chemin est possible

Face à cette impasse, l’Union Populaire portée par Abdoulbar Djaffar propose un programme de renouveau pour la justice sociale, l’écologie populaire et la démocratie citoyenne :

  • Cantines 100% bio et gratuites, d’abord pour les familles sous le seuil de pauvreté, puis pour tous
  • Construction de logement social (40% minimum dans toute opération), encadrement des loyers, lutte contre les marchands de sommeil
  • Référendum d’initiative citoyenne : si 10% des habitants signent une pétition, un référendum contraignant est organisé
  • Déploiement du dispositif « Territoires zéro chômeur » pour garantir l’emploi à tous
  • Végétalisation massive, débétonisation des cours d’école, transition écologique réelle

Le 15 mars, on choisit Créteil

Les 15 et 22 mars 2026, les Cristoliens ne choisiront pas seulement un maire.

Ils choisiront un modèle de société.

D’un côté, le Parti socialiste et ses cinquante ans de pouvoir. Un parti qui, au niveau national, a définitivement tourné le dos aux classes populaires pour s’allier à la macronie. Un parti qui promet localement ce qu’il détruit nationalement, représentée par une équipe qui ne ressemble pas aux habitants.

De l’autre, l’Union Populaire pour Créteil menée par la France Insoumise  : une équipe ancrée dans les quartiers, qui refuse les compromissions, qui place les habitants au centre. Un programme qui ne négocie pas avec l’austérité mais la combat frontalement, qui célèbre la diversité et lutte activement contre toutes les formes de discriminations. Une politique culturelle qui rapproche, des services publics à l’écoute, la santé du quotidien à portée de main.

Créteil doit rester une ville populaire.

Elle peut protéger ses habitants au lieu d’organiser leur appauvrissement au niveau national.

Mais pour cela, il faut tourner la page.

Vous êtes Cristoliens ? Agissez maintenant :

  1. Parlez-en autour de vous !
  2. Suivez nous sur les réseaux sociaux.
  3. Le 15 mars, choisissez Créteil ! Votez pour Abdoulbar Djaffar et l’Union Populaire pour Créteil.

 

L'Union Populaire pour Créteil
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