L’écologie peut-elle être populaire?

L'écologie dans les quartiers populaires
© Calixte Bernard

Malgré une évidente cristallisation des tensions autour des enjeux écologiques (Sainte-Soline) et l’aggravation exponentielle de la crise environnementale, l’écologie reste traitée comme un sujet mineur et cloisonné. Pire encore, elle passe volontiers pour “un truc de bobos”, associé à des discours moralisateurs sur le mauvais consommateur, celui qui n’a pas de voiture hybride et n’a pas les moyens d’acheter bio.

Une image du pollueur pauvre qui stigmatise souvent les classes populaires et va à l’encontre de toutes les données objectives puisque que l’empreinte écologique des plus riches est, d’après toutes les études, beaucoup plus élevée, malgré tous les leviers dont ils disposent pour adopter un mode de vie vertueux.

Source: Observatoire des inégalités

L’écologie dont on nous rabat les oreilles dans les médias, à l’école, c’est l’écologie des petits gestes individuels. C’est une écologie pensée par et pour les privilégié·es et qui ne remet pas en cause les rapports de pouvoir qui nous mènent à l’impasse.

C’est une écologie qui pense tout à l’échelle de l’individu, sans voir que cette atomisation de la société et des responsabilités fait pleinement partie du problème.

à CRETEIL, C’EST D’UNE AUTRE ECOLOGIE QUE NOUS VOULONS VOUS PARLER

D’abord, une écologie consciente que la logique de marché n’est pas “par nature” vertueuse, et qu’il ne faut pas compter sur l’esprit de responsabilité de grandes multinationales. Ce qui implique donc de soustraire au marché tout ce qui nous semble trop précieux pour le réserver à certains: l’éducation de nos enfants, l’accès à une eau de qualité, à une nourriture saine

On oublie trop souvent de dire que l’écologie, c’est essentiellement une question de propriété et de partage. Parler d’écologie, c’est (ou ça devrait) d’abord être, se demander: qu’est-ce qui appartient…à qui? (et pourquoi?)

A Créteil, le choix a été fait d’avoir un service public municipal étendu, qui soustrait aux logiques de marché la cantine municipale, la gestion des déchets, le service des Espaces verts. C’est un marqueur fort de l’identité cristolienne.

Nous préserverons un service municipal étendu en passant également en régie publique la gestion de l’eau. Nous irons étape par étape vers une cantine bio et gratuite pour que manger sainement soit possible pour tous les enfants. Nous protégerons le vivant sous toutes ses formes pour que chacun.e puisse admirer la nature dans notre ville.

Ensuite, c’est une écologie systémique, parce qu’on ne peut pas demander aux individus seuls de retourner tout un système. La ville, en tant qu’acteur politique, ne doit pas se contenter d’accueillir les initiatives. Elle doit utiliser tous les leviers disponibles pour changer la structure de l’équation.

C’’est pourquoi nous voulons conditionner la commande publique au respect d’un cahier de charges écologique et social exigeant, former les employés municipaux aux enjeux environnementaux, intégrer les enjeux environnementaux dans chaque aspect de l’aménagement urbain. Nous activerons tous les leviers stratégiques pour aller vers plus de mobilités douces: parkings de vélo sécurisés, location de vélos, prime à l’achat, mise en place d’une assurance auto municipale conditionnée au partage de véhicule, encourager la sortie du modèle de la voiture individuelle. 

Enfin, c’est une écologie qui passe par la réappropriation des savoirs et des savoir-faire populaires qui nous redonnent fierté collective et autonomie. 

A Créteil, sans bruit et souvent sans reconnaissance, les habitantes et les habitants mettent tous les jours ces pratiques à l’honneur, en reproduisant dans leur cuisine des recettes familiales d’ici et d’ailleurs, en réactivant des savoir agricoles dans les jardins potagers, en réparant la vieille bécane des voisins, en décorant les ponts à la bombe pour faire reculer la grisaille. La ville doit être active pour faire circuler ces pratiques le plus largement possible, sans limite de genre, de classe, ou de moyens.

Nous créerons des ressourceries de proximité pour favoriser le lien social entre les habitants, nous mettrons à disposition de chaque habitant un jardin individuel ou collectif. Nous serons à l’écoute et en soutien actif de tous les projets

Nous sommes embarqués dans une voiture qui roule à toute vitesse vers le fossé, et nous passons notre temps à nous demander s’il vaut mieux utiliser la pédale ou le frein à main.

Face à l’urgence climatique et environnementale, les acteurs politiques doivent activer TOUS les leviers dont ils disposent, et c’est ce que nous ferons si vous nous portez aux responsabilités le 22 mars 2026.

LE 22 MARS, VOTONS POUR UNE ECOLOGIE POPULAIRE QUI NOUS PERMETTRA DE RELEVER TOUS ENSEMBLE LES DEFIS DE DEMAIN. 

Flavie Lambelain, élue LFI à la Ville de Créteil
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